J'ai du mal à parler d'infortune.
Mais je considère que l'étape un peu difficile de ma vie qui a fait de moi ce que je suis commença le 18 avril 2014, à 10 h 38, sur AdopteUnMec. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, si je les pousse en procès, je pourrais peut-être devenir riche ? Je vais la mettre dans ma ToDo list pour obtenir du fric, entre :
Travailler et Braquer la fabrique de la monnaie. On ne sait jamais ?
Ce soir-là, j'allais supprimer mon profil de ce site, où il faut se l'avouer, on peut trouver un peu de tout, des hommes très bien, mais aussi des pervers, des fous, des déprimés, des malades. Il ne reste plus qu'a les mettre dans un panier pour les adopter, comme moi à ce moment là.
Tu m'y as empêché, on a discuté, s'est trouvé un ami en commun. On a parlé de Steve Declan . Steve, Steve, pourquoi m'a-t-il laissé faire ça ?
On s'est échangé nos numéros assez rapidement, on est allé boire un verre, on a parlé de Game of throne. Tout le monde regarde GOT, c'était une valeur sûre.
Et on a eu un peu de mal à se quitter. Ça a mit 3 ans, pour être précise.
J'étais heureuse. Je pouvais dire à mes copines que j'avais eu un rancard. Qui pour une fois s'était bien passé.
Mais je suis sûre que tu vois très bien de quoi je parle, toi aussi cette histoire t'es surement déjà arrivée, cette euphorie qu'on ressent au départ… Je ne pensais qu'à lui. Mes journées étaient rythmées autour de cette personne, et des messages assez rares qu'on pouvait partager. Je pensais à lui matin midi et soir. Je voulais tout savoir de lui, ce qu'il avait mangé, ce à quoi il pensait. Et ma première erreur fut celle-ci sans le savoir.
Il était devenu en quelques semaines le noyau de ma vie. Lorsqu'il voulait me voir, je lâchais toute activité, pour le rejoindre, sans me poser de question. Est-ce que ça pouvait blesser les personnes autour de moi ? Est-ce que je mettais ma vie et mon équilibre personnel de côté pour lui ? Ça m'était complètement égal.
Mes vraies amies ont mis peu de temps à comprendre ce qui à moi m'a pris des années. Ce n'était pas une personne pour moi.
Il avait un humour différent, il n'était pas aussi sociable que moi, et apparemment, il allait avoir une mauvaise influence sur moi.
Je pense qu'elles sont juste jalouses, me disais-je à cette époque-là. En même temps, c'est vrai, il avait son boulot, bien payé, un appart sympa, dans lequel j'ai vécu les pires moments de ma vie. Je me souvient encore de la disposition de chaque chose en ce lieu. Par cœur. Je crois que je ne pourrais jamais l'oublier.
Un soir, j'étais avec Florence et Laurie chez moi, sur ma toute petite terrasse. L'iPhone qu'il m'avait offert, mais que je devais lui rembourser au fur et à mesure sonna. C'était lui et la conversation ressemblait très certainement à la suivante :
- Coucou mon chéri, je n'ai pas eu de tes nouvelles de toute la journée, j'espère que ça va. J'ai pensé à toi aujourd'hui, tu as reçu mes messages d'ailleurs ?
- Oui, je les ai reçus. Je vais courir, on est lundi, et le lundi, je vais courir. Mais il va falloir qu'on discute quand je serai rentré.
- Qu'est-ce qui se passe ? Quelque chose ne va pas ?
- En effet.
- Tu peux m'en dire plus, tu me fais peur…
- C'est triste.
Et le téléphone raccrocha
À ce moment, je me retourne vers Florence et Laurie :
Moi, très affolée : je ne sais pas ce que j'ai fait, mais quelque chose ne va pas.
Laurie : rappel le ?
- Sonnerie du téléphone
Lui : tu veux quoi ? Je cours. Je serais rentré dans une heure.
Moi : Je peux passer te voir ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Dit le moi
Lui : J'ai pas eu mon mémoire de 5eme année. Je dois le repasser.
Moi : J'aimerai beaucoup t'aider, qu'est ce que je peux faire ?
Lui : Rien du tout, je vais devoir m'aider moi-même pendant quelque temps, passe récupérer tes affaires tout à l'heure.
Et c'est ce que j'aurais dû faire…
Mais pour faire court, j'y suis allée, j'ai pleuré, il a pleuré et j'ai dormi chez lui.
S'il n'en était pas encore persuadé, ce soir-là, il a eu la certitude que je tenais énormément à lui, et qu'il pouvait facilement, faire ce qu'il voulait de moi.
La vie d'Emilie
lundi 21 mai 2018
Mettre les points sur les I
Ou plutôt tenter de mettre des mots sur des ressentis.
Ce titre serait plus adapté en fait, mais n'étant pas totalement sûre de ce que je fais, ce que j'écris, je préfère encore laisser les choses telles qu'elles sont.
J'ai 24 ans, et aux yeux de tous, je suis quelqu'un d'équilibrée. J'ai terminé mon parcours scolaire sans accroc. J'ai décroché un bon travail, plus ou moins bien payé.
Et pourtant, certains dimanches, je broie du noir sans réellement savoir quelle en est réellement la raison.
Je ne me sens pas très en forme ce soir. Les médecins sont tous d'accord sur le sujet (pour une fois). Je suis une malade imaginaire.
Mais moi, je vois les choses un peu autrement. Je pense plutôt que parfois les petits bonhommes prennent le relais là-haut, dotés d'une intelligence et d'une emprise bien trop importante pour que nous puissions lutter.
Et pourtant, j'ai longtemps essayé d'être normale aux yeux de tous. Et c'est très certainement ce qui m'a conduit à ce que je suis aujourd'hui. Un conseil, assumer vous comme vous l'êtes réellement.
En même temps, qu'est-ce que c'est qu'être normale ? Entrer dans une case ? Être des statistiques ? Plus jamais je ne veux être une statistique.
Je ne suis pas à ranger dans une catégorie. Je suis moi, juste moi. Et ça me suffit.
Mais entre toi et moi, lorsqu'on a 18 ans, on a envie parfois d'être "normal", de pouvoir être acceptée dans les soirées, de se pavaner aux bras du mec musclé le plus prisé du "bahut" . Pourtant, est-ce réellement une finalité en soit ? Non, très certainement pas. Mais ça l'a été pour moi. Et je pense que ça l'est pour beaucoup d'entre vous.
Peut-importe l'âge, la situation professionnelle, nous avons tous ressenti le besoin de sauver les apparences à un moment ou un autre.
J'allais atteindre la vingtaine, j'étais encore vierge, célibataire, vivant dans un 25 mètre carré seule, et je l'ai rencontré.
Inutile d'en faire un paragraphe entier, ces quelques mots suffisent pour que ton imagination se mette en route.
Alors continue comme ça.
Je veux à travers mes écrits, partager avec vous des moments qui ont marqué le début de ma vie d'adulte. Ceux qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
J'utiliserai des nom d'emprunt, mais les histoires elles, sont bien réelles...
Ce titre serait plus adapté en fait, mais n'étant pas totalement sûre de ce que je fais, ce que j'écris, je préfère encore laisser les choses telles qu'elles sont.
J'ai 24 ans, et aux yeux de tous, je suis quelqu'un d'équilibrée. J'ai terminé mon parcours scolaire sans accroc. J'ai décroché un bon travail, plus ou moins bien payé.
Et pourtant, certains dimanches, je broie du noir sans réellement savoir quelle en est réellement la raison.
Je ne me sens pas très en forme ce soir. Les médecins sont tous d'accord sur le sujet (pour une fois). Je suis une malade imaginaire.
Mais moi, je vois les choses un peu autrement. Je pense plutôt que parfois les petits bonhommes prennent le relais là-haut, dotés d'une intelligence et d'une emprise bien trop importante pour que nous puissions lutter.
Et pourtant, j'ai longtemps essayé d'être normale aux yeux de tous. Et c'est très certainement ce qui m'a conduit à ce que je suis aujourd'hui. Un conseil, assumer vous comme vous l'êtes réellement.
En même temps, qu'est-ce que c'est qu'être normale ? Entrer dans une case ? Être des statistiques ? Plus jamais je ne veux être une statistique.
Je ne suis pas à ranger dans une catégorie. Je suis moi, juste moi. Et ça me suffit.
Mais entre toi et moi, lorsqu'on a 18 ans, on a envie parfois d'être "normal", de pouvoir être acceptée dans les soirées, de se pavaner aux bras du mec musclé le plus prisé du "bahut" . Pourtant, est-ce réellement une finalité en soit ? Non, très certainement pas. Mais ça l'a été pour moi. Et je pense que ça l'est pour beaucoup d'entre vous.
Peut-importe l'âge, la situation professionnelle, nous avons tous ressenti le besoin de sauver les apparences à un moment ou un autre.
J'allais atteindre la vingtaine, j'étais encore vierge, célibataire, vivant dans un 25 mètre carré seule, et je l'ai rencontré.
Inutile d'en faire un paragraphe entier, ces quelques mots suffisent pour que ton imagination se mette en route.
Alors continue comme ça.
Je veux à travers mes écrits, partager avec vous des moments qui ont marqué le début de ma vie d'adulte. Ceux qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
J'utiliserai des nom d'emprunt, mais les histoires elles, sont bien réelles...
Petit Intro
Un jour, quelqu'un m'a dit que pour feinter la bonne humeur au quotidien, on pouvait appliquer un pansement sur une plaie dans le but qu'elle arrête de saigner et pour que cette plaie ne se voit plus de l'extérieur. Pour la cacher.
C'est bien l'objectif d'un pansement, il cache, il dissimule, il soulage le temps d'un moment. Mais il ne guérit pas la blessure.
Lorsqu'il est temps de l'enlever, nous avons tous cette crainte qu'elle nous déchire la peau au passage et de ressentir une douleur encore plus importante.
Et pourtant, il faut un jour se résigner à enlever ce camouflage.
J'ai mis un pansement sur mes douleurs, depuis bien trop longtemps maintenant. Je ne sais absolument pas si vous raconter cette histoire va soulager mes plaies. Mais je ne peux plus rester sans rien faire. Et vous non plus.
Réveillons-nous, enterons ce qui vous fait tant de mal.
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Et la destruction de mon moi commença
J'ai du mal à parler d'infortune. Mais je considère que l'étape un peu difficile de ma vie qui a fait de moi ce que je suis comm...
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